Ma Chère Naz,
Un an déjà que tu es partie.
Quatre saisons que je n'ai plus eu la possibilité de passer, que tu n'as plus eu l'occasion de voir le coucher de soleil, les feuilles tomber à l'automne, de venir me voir dans ma nouvelle ville d'études où on aurait éclaté de rire en voyant la tête que feraient les Flamands en nous entendant parler Néerlandais !
Trois trimestres où je n'ai pas pu te faire un gros bisou bien claquant et bruyant sur la joue, où tu te serais gentiment moquée de moi en riant.
Deux mois de vacances scolaires où l'on n'a pas pu se voir, partir à l'appartement à la Cote d'Opale, s'amuser, s'éclater et même faire des châteaux de sable entre copines comme on se l'était promis mais qu'on n'a jamais eu l'occasion ni le temps de le faire.
Un anniversaire de passé où je n'ai pu t'offrir une petite peluche discrète comme tu les aimais, pour fêter ton anniversaire.
Douze mois que tu n'as pas pu me faire découvrir les nouveaux films « made in USA » en VO, où je ne peux plus regarder du basket sans penser à toi, où je ne peux plus me rendre à Mons sans avoir une pensée pour toi, où je ne peux plus regarder cette photos que tu avais prises de moi dans mon kot avec ton tout nouvel appareil numérique sans verser un torrent de larmes, que je prie Dieu pour qu'il te protège, mais je me doute bien que te connaissant, c'est toi qui est occupée de nous protéger.
Toutes ces choses qui me font penser à toi, pleurer, sourire et s'évanouir dans mes souvenirs.
Tu as été la première personne que j'ai rencontrée à l'IRAM, tu m'as impressionnée avec ton charisme, et je suis heureuse que tu aies fait partie de ma vie, mais pas n'importe quelle partie de ma vie, les trois années les plus belles de ma vie, et savoir que tu y étais me remplie d'une joie immense...
Un an pourtant où je n'ai pu me résoudre à t'écrire, tant la douleur de prendre la plume se faisait vive lorsque je voulais aligner quelques mots pour toi.
Pourtant, tu le sais bien que je ne t'oublie pas, tu les entends de là-haut mes paroles dans mes prières, tu les sens mes pensées à chaque fois qu'elles apparaissent dans ma tête, tu les vois mes larmes lorsque je regarde les photographies de nous lors d'une soirée, d'un anniversaire, d'une sortie scolaire...
J'enfile les lignes et malgré tout je n'arrive pas à te dire ce qui me blesse depuis longtemps : tu me manques cruellement Naz, si tu savais...
Je sais que je ne suis pas la seule à qui tu manques, je sais que je suis égoïste de me dire ça alors qu'à toute ta famille tu manques plus affreusement encore...
Mais je me refuse d'y penser négativement, tu n'aurais pas voulu, toi qui étais bouillonnante de vie, alors je repense à tous ces merveilleux moments que j'ai vécu avec toi, et pour tous ceux-ci , je ne te dirais jamais assez ... merci !
Je suis sûre que tu es l'ange le plus adorable de tous là-haut, alors mon dernier souhait je te le confie : prends soin des autres anges, mais surtout prends soin de toi pour que tu puisses contaminer les autres anges avec ta joie de vivre comme tu l'as fait avec nous ...
Lots of love,
Violaine